La nuit était courte et à la fois longue, au camping de Skaftafell. Courte, car nous nous sommes endormis après minuit et longue car mon cerveau n'arrivait pas à se mettre en pause de toutes les aventures que nous avons vécus jusqu'à présent. Et, il me rappelait de profiter un maximum car notre épopée Islandaise, venait à son terme, doucement mais sûrement.
Mon fameux réveil "Brrr Brrr Patapim" rententi à 9h30. Je l'ai mit si tard, car nous nous trouvons déjà sur le lieux de la première activité de la journée : une randonnée qui ammène jusqu'au pied de la cascade Skaftafell. Alors, on se prépare, dans le silence, connaissant notre routine. Une fois les cinq couches de vêtements portées, nous empruntons le chemin de randonnée.

Et voilà, nous avons visité tous les endroits que nous voulions faire dans le sud du pays. Nous reprennons le van direction Vík. pour reprendre des forces au pub que nous avons visité il y a quelques jours.
Mais sur la route, nous en profitons pour faire un arrêt dans un village au nom imprononçable "Kirkjubæjarklaustur". Allez-y, essayer par vous-même. Je vous offre une portion de hákarl si vous y arriver ! La randonnée était certes simple du fait de notre préparation physique sur plus d'un an. Du coup, je commande un café noir, histoire de bien me réveiller.

Et hop, cette fois, c'est la bonne Vík, on arrive!
Et comme prévu, on s'arrête pour commander la même chose que l'autre jour, des loaded fries avec un verre de Appelsín.

Il nous reste cependant des choses à voir à Vík, notamment l'église qui surplombe la ville, sur une colline, gardienne face aux éléments qui s'y déchainnent. Car le village est situé entre des montagnes et l'océan. Autant vous dire que le vent, n'importe d'où il vient est glaçial !

Merci Vík, à une prochaine !
Nous allons maintenant à Reynisfjara, la plage la plus accidentelle d'Islande et une des plus dangereuse au monde. Chaque année, des dizaines de touristes (et pas que), se font piéger par les vagues qui se fracassent et repartent dans un courant à un rythme endiablé.

Ici, le vent souffle fort, l'eau glacée de l'Atlantique vous arrache le visage, le sable vous fouette emporté par les rafales. Mais, c'est beau. Mon Dieu que c'est beau. si ça n'aurait pas été le parking de 10€ de l'heure, j'aurais pû m'éterniser à cet endroit.
Maintenant, nous retournons à Dyrhólaey, c'est l'endroit qui forme une arche sur la photo précédente. Nous y retournons, car la météo est plus sauvage que l'autre jour, et, j'avais besoin de ce rappel à la vie. De ce spectacle à ciel ouvert.

Et du spectacle... on en a eu ! Le vent qui vous pousse au point où vous devez forcer sur vos appuis pour ne pas vous envoler, les vagues qui s'éclatent et retombent en pluie glacée sur vous et ce bruit. Ce bruit de l'océan et du courant, monotone, mais dont on ne peut pas se lasser.

Je suis venu en Islande par soif d'aventures, je suis venu pour être confronté aux éléments. Je peux affirmer que c'est une mission réussie. Je me dois quand même de rester vigilent jusqu'à la fin du voyage.
La journée touche déjà à sa fin, car pour rappel, en Islande, les journées hivernales sont très (trop) courtes. Nous allons donc au camping qui nous avait acceuilli pour notre première journée sur la route. Et comme à notre habitude, c'est le moment des pâtes cuites aux sanitaires, supplément odeur d'oeuf car nous sommes de retour dans le cercle d'or et l'eau est souffrée.

Nostalgique, heureux, émerveillé et excité sont les états par lesquels je passe avant de m'endormir dans les bras de Morphée.